
La Porcherie.
La Porcherie est un ovni culturel installé au cœur de la Bourgogne (à Ménétreux-le-Pitois, en Côte-d’Or). Loin des verrières blanches des galeries parisiennes, ce lieu s’est imposé comme un espace d’expérimentation incontournable en milieu rural.
1. Le Fondateur et l’origine du lieu
Le lieu a été pensé et fondé par l’artiste plasticien Rémi Tamain.
L’histoire du site est profondément familiale et ancrée dans le terroir : dès 1963, l’endroit abritait un négoce de matériaux de construction, racheté en 1980 par les parents de Rémi. Le commerce a perduré jusqu’en 2007. Lorsque l’activité s’est arrêtée, Rémi Tamain a eu le projet audacieux d’y installer son atelier, puis de troquer définitivement les parpaings et les sacs de ciment pour y faire entrer l’art contemporain.
Pourquoi ce nom ? La Porcherie est un clin d’œil direct à l’histoire brute du bâtiment agricole d’origine, un parti pris qui annonce d’emblée un ton décalé, humble et sans chichis, très fidèle à l’esprit de son fondateur.
2. La proposition artistique
La Porcherie ne se définit pas comme une simple galerie marchande, mais comme un lieu de liberté, de recherche et de collision artistique.
- Le dialogue intergénérationnel : La ligne directrice de Rémi Tamain est de faire se côtoyer et dialoguer des artistes novices, émergents, et des artistes de renommée internationale (comme Katinka Bock ou Nicolas Tourte).
- L’esprit du lieu : Le centre fait la part belle aux formes audacieuses, souvent teintées d’humour, d’esprit surréaliste ou d’une poésie brute, en résonance avec le passée industriel et rural du site. Les expositions y sont souvent temporaires et durent plusieurs mois (comme l’exposition d’Aranthell ou celle de Christine Mawet).
3. Le rayonnement et les expositions « Hors les murs »
Bien que situé en pleine campagne bourguignonne, le rayonnement de La Porcherie dépasse largement les frontières du département. Le lieu attire un public de connaisseurs venus de Dijon, de Paris (à seulement 1h via la gare TGV de Montbard) ou de Belgique.
De plus, La Porcherie brille par ses partenariats et ses projets hors les murs. Rémi Tamain tisse des liens étroits avec le patrimoine historique et les institutions locales :
- Le Château de Bussy-Rabutin : Des collaborations régulières y sont organisées (comme l’exposition collective « Busy »), où les œuvres contemporaines des artistes de La Porcherie viennent bousculer les salons et le mobilier du célèbre château du XVIIe siècle.
- Le Musée de Semur-en-Auxois : La Porcherie y propose régulièrement des expositions en écho direct avec les collections historiques du musée, créant un pont audacieux entre l’art d’hier et d’aujourd’hui.
- Le Bahut (Semur-en-Auxois) ou Paris : Le réseau de La Porcherie s’exporte régulièrement lors d’événements collectifs ou d’expositions éphémères dans des tiers-lieux ou des hôtels parisiens.
4. L’avis du public et l’accueil
Les retours des visiteurs et des guides (comme le Petit Futé) saluent unanimement l’aventure. Le public met en avant :
- L’accessibilité et la convivialité : C’est un espace décrit comme très chaleureux, loin de l’élitisme parfois intimidant de l’art contemporain. Le lieu est d’ailleurs labellisé Kids Friendly avec des accueils et ateliers adaptés aux enfants.
- L’enthousiasme du fondateur : Les visiteurs louent la générosité de Rémi Tamain, toujours disponible pour partager sa passion, expliquer la démarche des artistes invités et raconter l’histoire des lieux.
- Le dépaysement : Le contraste saisissant entre la rigueur esthétique des œuvres présentées et le cadre champêtre de la Côte-d’Or offre une expérience culturelle mémorable, qualifiée de « virée incontournable ».
